Le 4ᵉ colloque national d’Espérance banlieues s’est tenu ce lundi au Palais du Luxembourg, réunissant plus de 150 participants dans une salle Médicis comble autour d’un objectif commun : faire réussir chaque élève, quel que soit son code postal.
Parrainé par le sénateur Max Brisson et animé par Carole Tolila, l’événement a rassemblé élus, chefs d’entreprise, responsables éducatifs et acteurs associatifs pour réfléchir aux conditions d’une réussite scolaire durable.
Une école plus forte là où les défis sont les plus grands
En ouverture, Max Brisson a rappelé l’importance d’une alliance entre l’institution scolaire et les familles, soulignant la nécessité de donner davantage d’autonomie et de responsabilité aux établissements pour répondre aux réalités locales.
Selon lui, les initiatives portées par Espérance banlieues illustrent la capacité du terrain à proposer des solutions concrètes pour faire évoluer le système éducatif. Lire son discours en cliquant ici.
Construire un écosystème éducatif local
Lors d’une table ronde réunissant notamment Laïla Sajide, Guillaume Paoli et Bernard Toulemonde, les intervenants ont insisté sur l’importance du trio famille-école-territoire.
Ce modèle de coopération, déjà expérimenté par Espérance banlieues, apparaît comme une réponse concrète aux défis éducatifs dans les quartiers populaires.
Banlieues et économie : un potentiel majeur
L’entrepreneur Aziz Senni, fondateur du Forum Économique des Banlieues, a rappelé que les quartiers populaires regroupent 250 000 TPE-PME générant 75 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
« Quand la banlieue réussit, la France réussit », a-t-il affirmé, soulignant le rôle central de l’éducation pour créer des passerelles vers l’emploi et soutenir le développement économique.
Intelligence artificielle et climat scolaire : deux enjeux clés
Les discussions ont également porté sur les transformations éducatives à venir.
Laurent Jolie, cofondateur de Lalilo, a présenté les apports de l’intelligence artificielle pour personnaliser les apprentissages et développer l’esprit critique des élèves.
La question du climat scolaire a également été abordée par Marie Quartier, directrice générale du Centre ReSIS, qui a rappelé l’importance d’agir tôt face au harcèlement et aux violences scolaires.
« Refaire école » : un nouveau contrat éducatif
En conclusion, Éric Mestrallet, fondateur d’Espérance banlieues, a appelé à refonder l’alliance entre l’école, les familles et la société pour permettre à chaque enfant de croire en sa réussite.
Il a également annoncé la parution de son livre Refaire école, publié aux éditions Hermann, qui revient sur plus de dix ans d’expérimentation éducative dans les quartiers prioritaires.
À l’heure où les défis éducatifs et sociaux se croisent, une conviction s’impose : l’école ne peut réussir seule. La coopération territoriale est la clé d’une réussite durable pour tous les élèves.
